Prendre soin de vous - Mieux traverser le deuil

Prendre soin de vous

16 mai 2019 Image Prendre soin de vous

Le temps du deuil met vos ressources physiques et psychiques à rude épreuve. C’est une période de stress intense, éprouvante, quasi comparable à une lutte pour ne pas sombrer. Face au chagrin, vous devez mobiliser une énergie considérable. Avec une fatigue très présente, souvent accompagnée de vécu dépressif.

Nous le savons, bien-être mental et physique vont de pair. Consolider l’un et l’autre pendant toute la période du deuil vous aidera à réaliser de façon plus harmonieuse cette douloureuse traversée.

Comment prendre soin de vous ? Par une bonne hygiène de vie, en gérant au mieux le stress qui vous épuise, en exprimant vos émotions, en maintenant du lien social. Mais aussi en contactant au plus profond de vous des ressources insoupçonnées pour refondre d’une nouvelle façon ce que le deuil a brisé.

Dans la fournaise du deuil, vous vous dépouillez de nombre d’artifices. Peu à peu vous pourrez laisser émerger une nouvelle créativité et fluidité dans vos échanges avec vous-même et avec le monde. Avec douceur et bienveillance, vous allez prendre soin de toutes les dimensions de votre être.

LE CORPS ET LES ÉMOTIONS

Une bonne hygiène de vie

Votre corps est soumis à un stress chronique qui l’épuise. Votre fatigue est d’autant plus grande qu’une grande partie de votre énergie vitale est détournée par votre inconscient pour cicatriser votre blessure psychique. Troubles du sommeil et de l’appétit, douleurs multiples, épuisement, infections seront quasiment inévitables dans les premiers temps. Vous pourrez les atténuer grâce à une hygiène de vie de qualité, en agissant notamment sur trois points principaux : le sommeil, l’alimentation et l’activité physique.

Un suivi médical régulier

Prévoyez avec votre médecin traitant des rendez-vous réguliers pendant toute la durée nécessaire, en particuliers quand des symptômes s’aggravent ou qu’ils persistent. Informez-le de votre deuil. Ce suivi aura pour effet de vous rassurer, avec la possibilité de parler de votre cheminement et de vos symptômes. Il est important de vous sentir en confiance avec votre médecin et de le choisir pour ses qualités d’écoute et de conseil.

Un accompagnement psychologique

Si vous vous sentez paralysé par des émotions obsessionnelles ou des pensées dépressives, avec le sentiment de perdre totalement pied, n’hésitez pas à contacter un thérapeute.

Cela peut être salutaire pour vous de trouver à qui parler, une personne qui soit en capacité de vous aider à changer de perspective, à dénouer ce qui vous enferme et à regagner l’estime de vous-même.

Libérer votre parole et vos émotions

Parler encore et encore de ce qui s’est passé est libérateur au plus haut point. Chaque décharge émotionnelle est une ouverture qui libère de l’espace en vous, et qui vous apporte un peu d’apaisement. Confiez-vous à vos proches, et si cela n’est pas possible, contactez des bénévoles d’associations ou des groupes de paroles. Ils vous apporteront un soutien inestimable.

Des techniques corporelles apaisantes

N’hésitez pas à vous offrir des séances de massage, ses bienfaits sont considérables : il vous enveloppe de douceur, vous procure une profonde détente et un ressourcement certain. Il vous reconnecte à votre corps et vous permet de vivre dans un espace ouvert et bienfaisant, comme hors du temps.

Vous pouvez aussi pratiquer le yoga, la méditation, le qi kong, le taï-chi-chuan… Toutes ces techniques s’appuient sur la respiration, elles participent à une plus grande présence à soi,  elles détendent le corps et l’esprit. Elles sont souveraines pour agrandir l’espace intérieur, être ici et maintenant dans son corps. Elles augmentent la capacité de pleine conscience et renforcent la confiance en soi. Vous pouvez les pratiquer en cours individuel ou en groupe, si possible avec régularité pour en installer les bienfaits durablement.

Pleinement au présent par la méditation

Des séances quotidiennes de méditation peuvent vous aider à traverser l’épreuve du deuil, à regarder la douleur quand elle est là et à l’accepter. Elle aide à prendre du recul, à être plus présent, à l’écoute de son corps. Elle nous amène à plonger en soi, à nous connecter en conscience à nos aspirations profondes. Elle atténue le stress et l’anxiété, ce faisant elle contribue à diminuer votre souffrance subjective. Elle permet de développer la concentration, l’équilibre émotionnel, elle augmente le bien-être et la qualité de vie, améliore l’humeur, modifie nos émotions et nos perceptions.

La respiration pour réduire le stress

La respiration est une clef qui ouvre l’espace en soi. Elle est un outil puissant à effet immédiat pour s’apaiser et être pleinement au présent, plus à l’écoute de soi-même. Pratiquer une respiration consciente contribuera jour après jour à ancrer votre attention et à atténuer les effets du stress émotionnel qui épuise votre corps.

Les bienfaits d’une respiration profonde sont nombreux : amélioration de l’oxygénation du cerveau, meilleure évacuation des toxines, amélioration du bien-être général, réduction des tensions, du stress et de l’anxiété. Parmi les techniques existantes, nous vous proposons d’en découvrir trois, simples à pratiquer : la respiration abdominale, la cohérence cardiaque et la respiration alternée.

VOTRE RÉSEAU SOCIAL

Maintenir et renouer le lien social

Vous connaîtrez nécessairement des périodes de repli sur vous. Car vous avez besoin de solitude pour exprimer vos émotions, prendre conscience de la réalité qui s’impose à vous, l’intégrer, tenter de comprendre, vous questionner sur l’avenir… Le contact avec les autres et le monde extérieur sera logiquement perturbé. Certaines relations sont même susceptibles de changer, voire de s’interrompre pour certaines. Tandis que de nouvelles autres seront créées.

Alterner solitude et temps avec autrui

Le processus de deuil a besoin de l’alternance de temps de solitude et de temps avec autrui. Dès que vous vous en sentirez capable, n’hésitez pas à saisir les mains tendues vers vous. Conserver, voire même développer son réseau relationnel via de nouvelles activités est essentiel pour votre guérison. Procédez à votre rythme, dans les premiers temps des ajustements et des inconforts seront incontournables. Vous êtes en période de convalescence, soyez à l’écoute de vous-même. Petit à petit, vous alternerez les respirations « seul(e) » ou « accompagné(e) » selon le rythme qui vous correspondra le mieux.

VOTRE ÊTRE INTÉRIEUR

Une plongée salutaire en vous-même

La période que vous traversez est unique. Vos repères intérieurs et extérieurs se sont effondrés.

Cela vous conduit à reconsidérer nombre d’acquis, d’habitudes et de regards sur vous-même et sur les autres. Vous pouvez être ainsi être amené à :

  • Écouter vos vrais besoins
  • Remettre en cause votre mode de vie, vos relations, votre vision de la vie
  • Redéfinir vos priorités
  • Apaiser les souffrances anciennes et présentes en revisitant votre histoire personnelle
  • Guérir les anciennes blessures qui se révèlent aujourd’hui encore actives
  • Regarder d’un nouvel œil et pacifier la relation que vous aviez avec l’être disparu
  • Guérir les non-dits, les jugements, les agressivités, les culpabilités à son égard
  • Communiquer dans votre cœur avec lui
  • Vous appuyer sur des rituels
  • Vous sentir libre d’apprécier la vie, les rencontres, sans culpabiliser
  • Être plus authentique, plus vrai, plus courageux
  • Être plus déterminé à savourer les beautés et les petits plaisirs de la vie
  • Gagner en espace intérieur

Quand on perd un être aimé, tout peut sembler futile, secondaire. Peut-être vous sentirez-vous coupable à l’idée de prendre du temps pour vous. Comme si ces moments venaient trahir la mémoire de l’être aimé qui vous a quitté(e). Il n’en est rien, l’être que vous aimez est pour toujours dans votre cœur. Il aimerait tant que preniez soin de vous. Soyez infiniment bienveillant, attentionné et doux avec vous-même. Laissez la vie vous embrasser et soutenir le flux de votre existence.

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1 Commentaires

EMILIE FAGOTIN

17 Oct, 2021 à 20h41
depuis 2ans que j'ai perdu mon époux mais comme il avait la maladie de parkinson depuis 20 ans son état s'était dégradé je l'ai soutenu jusqu'à la fin il est dcd dans les bras je lui parlait et il était à la maison. mais à la date de son déces je nai pas pu rémomérer ce jour du 10 octobre 2019,mais comme je suis bénévole dans une association ,je continue



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