La solitude – Mieux traverser le deuil

La solitude

3 janvier 2020 Image La solitude

Le deuil nous fait traverser des temps d’une profonde et douloureuse solitude. Cette inévitable compagne participe au processus de cicatrisation intérieure. La disparition d’un être aimé nous plonge au cœur de notre être, dans notre solitude fondamentale, celle qui est inhérente à l’existence humaine. Puisque seul(e) nous naissons et seul(e) nous quittons ce monde. Aucun artifice ne peut empêcher cette descente en soi-même, cette immersion dans l’authenticité de notre chemin unique et solitaire même s’il est accompagné. 

En décalage avec les autres

Même si nous sommes entourés, le deuil accroît le sentiment de décalage avec les autres. Nous avons l’impression qu’ils ne comprennent pas ce que nous vivons, que nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde. Que nous sommes à côté du monde et non plus avec lui. Ce sentiment est tout-à-fait normal et pourra durer plusieurs mois. 

Accueillir totalement notre souffrance 

La personne en deuil peut tenter de fuir cette solitude en s’enivrant dans de multiples activités (voir Phase 2 du deuil : La fuite – La recherche). Elle a peur de vivre des temps de solitude parce qu’elle sait que dans ces rendez-vous avec elle-même, l’atroce douleur de la séparation va remonter avec toute son intensité. C’est pourtant en regardant droit dans les yeux cette souffrance qu’elle peut s’en libérer. Laisser venir la douleur qui tord ses entrailles, se laisser traverser totalement par elle, la vivre le plus profondément possible. C’est une étape indispensable pour accomplir son deuil. Plus tôt on se confronte à sa souffrance, plus tôt on s’en libère. 

S’offrir des temps de libération

La seule clef qui permet cette libération est de vivre pleinement des temps de solitude. Chaque moment que l’on s’offre seul(e) avec soi-même est un écrin qui permet l’émergence de notre vérité, la libération des émotions qui prennent notre corps en tenaille, l’expression de la douleur qui nous étouffe. Vivre des temps de solitude est absolument nécessaire pour traverser le deuil. 

Au cœur de nous-même

S’accorder un moment de tranquillité où nous sommes pleinement au présent, cela nous met au contact d’un lieu intérieur où se vit l’essentiel de notre être. Ce lieu nous le contactons dans nos plus grandes joies et nos plus grandes peines, mais aussi dans les moments où nous sommes serein(e) quelles que soient l’agitation et les circonstances extérieures.

Un espace où se crée un nouveau lien

C’est dans ce même lieu qu’un lien intime se construit avec l’être disparu. Au cœur de nous-même. Retrouver cet espace intérieur régulièrement c’est se donner la possibilité de construire jour après jour un nouvelle relation avec celle ou celui qui nous a quitté.

Comment accueillir le silence

Comment apprivoiser la peur de cette solitude ? Comment aménager des temps de retrouvailles avec soi-même ? Tout doucement, en écoutant de la musique, en demeurant assis(e) et conscient(e) dans sa chambre, prêt(e) à accueillir ce qui va se présenter en nous-même. En marchant dans la nature, en écrivant, en prenant soin de notre corps. Le yoga, les techniques de respiration ample et consciente (voir Prendre soin de vous et La respiration ample, source d’apaisement) participent à la détente du corps et de l’esprit. Ces approches contribuent à apaiser, à se faire confiance, à accueillir les émotions avec courage. Elles nous préparent à la prochaine étape. Chaque pas précède un nouveau qui conduit vers plus d’espace intérieur et de liberté. 

Une confiance plus grande

Se donner du temps, accepter de rencontrer ce qui est en nous. Chaque temps de silence est une opportunité qui renforce et nourrit notre appui intérieur pour continuer la route. À l’issue de ces temps de solitude nous pourrons retrouver les autres fort d’une confiance intérieure augmentée parce que nous aurons eu le courage d’affronter le plus difficile.

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34 Commentaires

Nat

22 Juil, 2022 à 17h47
J ai perdu mon fils de 21 ans en mars dernier se fût un choque le samedi soir il était plein de vie c est la dernière foi que je l ai vue et le dimanche a 5h du matin on apprend que notre fils est dans le coma suite a des coups reçu au Visage et a la tête hémorragie cérébrale il nous a quitté 5h plus tard. On ne comprenais pas pourquoi que les médecins ne l ont pas sauver j etait anéanti ainsi que mon mari et ses sœurs j avais l impression d etre dans un cauchemar j ai beaucoup pleurer crier et je pleure toujours c est comme si on m avait enlever le cœur notre vie est plus comme avant mon fils me manque terriblement je me dit que avec le temps la douleur devrait être moins intense mais on fait un pas en en-avant et 2 en arrière il y a des hauts et des bas merci de le lire et je vous souhaites beaucoup de courage et de force à vous toute et tous 💙

CATHERINE SCARAMUS

22 Juil, 2022 à 13h00
J'ai perdu mon mari, mon grand amour, il y a maintenant 2 ans au mois de juin . Il s'est écroulé dans mes bras et a perdu la vie en 10 minutes d'une crise cardiaque sans que je puisse faire quoi que se soit. Après 22 années de vie commune liés l'un à l'autre d'un amour puissant et fusionnel.....plus rien! Le choc est terrible! De plus, j'étais en séances chimio quand cela s'est passé et j'ai perdu ma tante que j'adorais, 6 mois plus tard et mon papa encore 6 mois plus tard....l'hécatombe! Je pardonne à la vie, juste maintenant ,et pour m'en sortir ,j' accepte tout ce désespoir accumulé et les douleurs qui en découlent. J'ai écris un livre pour me libérer et surtout pour aider les autres qui vivent également ce calvaire inattendu auquel nous ne sommes pas du tout prêt. Je n'ai pas d'enfants, et malgré le réconfort de certains amis et de mon frère, je me sens horriblement seule. Il faut aussi l'accepter et refaire sa vie ( car c'est bien une autre vie dont il s'agit et non une continuation de celle au temps du bonheur d'avant )avec cette alliée imposée de tous les jours en essayant de se morfondre le moins possible. Accepter tout, est un travail immense et inimaginable mais c'est la clef pour se permettre d'en sortir et de renouer avec la lumière et la légèreté dont nous avons tellement besoin. Je m'ouvre encore davantage à la nature, la marche, le yoga , la méditation qui sont des outils bienfaiteurs dans ma reconstruction. Mon témoignage est je l'espère , dans un chemin et une vision positive des choses car nous ressortons de toutes ces épreuves titanesques et terriblement douloureuses avec une force acquise et également une fragilité émotionnelle récurrente. Je pense vraiment qu'il faut laisser le temps entreprendre son travail .Il apportera dans son sillage, de l'apaisement et saura atténuer progressivement l'incendie qui brule en nous. Il est bien sur impossible d'oublier et toutes les grandes dates importantes sont la pour nous repiquer de douleurs le moment venu, mais il faut apprendre à vivre avec et ....accepter! La seule issue heureuse, afin d'éviter la dépression ou la perdition de soi.Courage.....et espoir.

Nadia

06 Juil, 2022 à 21h40
J’ai perdu mon papa ma raison de vivre, il était tout pour moi, un papa tendre et très présent, un papa fort et courageux mais que la maladie a transporté… il y a 9 mois mais c’est comme si c’était hier tellement la douleur persiste… merci pour votre texte. Je souhaite à tous le courage et la force de continuer le chemin de la vie sans l’être perdu. Papa je t’aime.

Nicole Bordeleau

12 Juin, 2022 à 18h33
J'ai perdu mon mari en février... sans préavis! À l'hôpital il passait leur temps à me dire qu'il était âgé et ne se remettrait pas de son traumatisme crânien sévère. Je l'ai laissé partir:il n'aurait pas accepté d'être dépendant . Je l'aurais volontiers gardé même sévèrement handicapé. Une nuit, il est venu me voir et m'a pris dans ses bras en me disant qu'il était heureux et qu'il m'aimait! Un homme de peu de paroles ...quelle joie! Déjà 4 mois : je lui parle et je sens qu'il est présent. J'ai commencé à faire des activités pour me faire plaisir, difficile car je lui ai consacré ma vie! Je vis un jour à la fois: des hauts et des bas ! Mais j'essaie de vivre chaque jour comme si c'était le dernier. J'ai apprivoisé la solitude,,pas facile. Il ne faut pas lâcher!

Deliege Josiane

05 Juin, 2022 à 11h52
moi j'ai perdu mon mari a 49 de mariage le 5 mai 22 et c'est dure la solitude j'aimerais avoir une copine pour discuter

Catherine CARPE

01 Juin, 2022 à 11h58
Bonjour J'ai perdu mon mari le 15 avril de cette année il avait 64 ans Le cancer s'est révélé le 16 mars, brutal, foudroyant Il me faut aussi affronter la solitude, l'absence et le quotidien J'ai commencé par aller au cinéma seule car je le faisais avant, juste pour avoir un moment sans souffrance, ensuite je me suis mise à écouter de la musique Chaque jour je me donne un but , je ne me projette pas sur l'avenir, je vis au jour le jour Nous avons 4 enfants mais bien sûr ils ont leur vie professionnelle et familiale, mais par contre ils m'entourent et m'aident au besoin, chacun à sa façon et 2 n'habitent pas à proximité Je ne les vois que de temps en temps Ils ont leur vie, moi je dois construire la mienne Les soirées sont les plus difficiles, et surtout lorsque vient le moment d'aller se coucher, le silence est omniprésent, j'ai pensé écouter de la musique, mais j'ai du mal alors à me concentrer sur ma lecture Nous avons des animaux, 2 chiennes et 4 chattes, leur compagnie est un réconfort Ce qui est difficile c'est d'assister aux repas de famille, tout est fade, il m'est impossible d'apprécier ces moments L'envie de refaire du graphisme ou bien de la peinture revient tout doucement Ce qui est dur aussi ce sont les WE, sans lui je n'ai pas envie de sortir. Voilà ma petite expérience de vie, accepter sa mort et la solitude sont mon combat de chaque jour. J'ai espoir d'y arriver, mais il restera à jamais dans mon coeur

Diguet Roselyne

30 Mai, 2022 à 10h25
J'ai perdu mon mari décédé brutalement il y a maintenant 8 mois. J'ai cru que je ne m'en sortirais jamais. Nous étions tellement complémentaires. Mes enfants habitant loin, j'ai du me résigner à vivre seule, je n'avais pas le choix et je pense que cela m'a aidée dans ma démarche de deuil. J'ai eu et j'ai encore des moments difficiles mais j'ai affronté cette souffrance, cette absence seule. Bien sûr j'ai des amis et de la famille qui m'ont beaucoup soutenue. et mes enfants bien sûr dès qu'ils le pouvaient. Mais au quotidien, les journées et les soirées sont longues. Durant mes insomnies, j'écoute de la musique. Dès que je le peux, je fais de grandes randonnées dans la nature et en bord de mer et cela me fait beaucoup de bien. J'ai fait quelques séances de méditation. Durant les premières semaines et premiers mois, j'ai écrit. Je m'adressais à mon mari et je couchais sur le papier tout ce que j'avais envie de lui dire, lui raconter. Ce qui me semble toujours difficile aujourd'hui c'est effectivement le décalage entre les "autres" qui continuent leur vie, qui racontent leurs sorties, leurs vacances etc... et qui ne me comprennent pas. Mais, j'avance doucement et je pense que je suis sur le bon chemin. Merci de votre aide sur ce site.

Camus

01 Avr, 2022 à 08h36
J'ai perdu mon mari et mes parents en 2021, en l'espace de 4 mois. La solitude est devenue mon quotidien et c'est terrible à vivre. Au vu de cet article, j'essaye de reconsidérer la présence de la solitude.

Fernandes

27 Mar, 2022 à 08h50
J'ai perdu mon meilleur ami il y a 2 ans je ne m'en remets toujours pas.. La solitude et les pleurs sont mon quotidien ... Je me demande tous les jours quand sa ira mieux... Ma souffrance est inexplicable et trop lourde à porter seule.. Je me referme sur moi même, plus envie de rien... Je cri à l'aide mais personne ne m'entends..

Agapit Alain

21 Mar, 2022 à 18h36
Je comprends vos sensations, mon épouse à mis fin à sa vie avec mon assistance, condamnée par un cancer sans issue J'ai été obligé d'aider à la mettre dans la housse, l'ai portée dans mes bras jusqu'au fourgon mortuaire je suis seul n'ai personne autour de moi mon refuge : musique classique et lecture, marches longues dans la forêt où assis j'écoute les bruits de la nature

Ruet Nathalie

08 Mar, 2022 à 00h28
Bonjour me reconnais tout à fait. J ai perdu mon compagnon le 25 janvier. Depuis ma vie s est écroulée, les projets qu on avait ensembles. La solitude et l ennui me pèsent.. comment faire ?

Karine

25 Fév, 2022 à 17h54
Bonjour, mon mari est décédé début février,, il avait 45 ans. C'est très dur de savoir que je ne le reverrai plus. De plus les enfants à gérer dans cette douleur et les paperasses administratives qui n'avancent pas vite. La famille se relais à la maison pour ne pas me laisser seule. Mais j'ai l'impression de ne plus être chez moi, j'aimerai être seule avec mes enfants, plus de tranquillité. Je n'ai pas fin, je n'ai pas envie de me lever le matin, je tiens debout pour mes enfants, mais c'est dur. Ça me libère un peu de vous raconter tout ça !

R.L

22 Fév, 2022 à 04h23
J ai perdu ma conjointe ,l amour de ma vie en janvier 2022-je suis complètement anéanti- la souffrance physique est telle que j en ai perdu le sommeil -je ne mange presque plus- cette affreuse absence ça me rend malade.je tourne. en rond. et je suis devenu une lourdeur pour mes enfants .je ne souhaite qu une chose aller la retrouver le plus tôt possible tant cette souffrance est insoutenable.il ny a rien a faire .c est ça le plus terrible.le temps. d absence le vide pour toujours.plus capable de. voir ses photos.incapable d aller dans les endroits que nous fréquentions. ça fait trop mal.l incompréhension des gens et leurs conseils. et commentaires c est encore pire..

Seth Daniel Isander

17 Fév, 2022 à 18h58
2021..fut l'année incontéstablement obscure,en 5 mois j'ai perdu mon épouse sacrée,epuis ma mère sacrée; cancer,et covid,ca me fait deux deuils à sensiblement déguster,prions..en chemin..

Raverat Marie

29 Jan, 2022 à 12h27
Je suis comme Patricia. J'ai perdu mon mari le 23 novembre 2021. Et son absence est insupportable. J ai 63 ans. Nous avons vécu 37 ans de vie de couple.. et se dire que tout est terminé.. est une souffrance terrible

Martine Defosse

23 Jan, 2022 à 18h31
J'ai perdu mon époux il y a 4 mois après 34 ans de vis commune et au delà du manque de l'être aimé, la solitude me mine, j'essaie d'avancer en m'occupant le plus possible et je vais probablement reprendre une activité professionnelle bien que je sois la retraite.

patricia

15 Jan, 2022 à 22h05
mon mari est décédé le 25 novembre. je me demande comment continuer. mais j ai aussi besoin de solitude et j en ai peur à la fois c est très difficile

Fathie

20 Déc, 2021 à 08h19
Bonjour, C est la première que j ose écrire un mot sur cela. J ai 53 ans et perdu mon amour, mari, le 25/11/2018, et la solitude je la connais si bien. Tout s est envolé, il a tout pris avec lui. J ai été brisé. Je n ai pas trouvé la force de faire quoi que ce soit. Ma joie de vivre a été heurte très fort. Finie la complicité, plus de partage, plus d amour ni d affection ni tendresse, le confort… toute notre richesse est partie. Pourtant j aime lire mais impossible de lire. J aime la marche mais les jambes …coupées. Le fait de respirer ou vivre m était insupportable … J ai presque abandonné mes enfants, involontairement. Aujourd hui, j ai quitté mon travail et c est très dur. J essaie de me relever, mais c est encore difficile de s occuper des enfants et de tout gérer sans lui. J ai perdu toute ma passion de vivre et patience. Alors la solitude je la connais si bien. Plus envie de sortir, plus envie de rien, toujours impossible de dormir dans notre lit, le vide total. Oui heureusement qu il y a eu les séries qui ont pu me faire passer un peu le temps, mais même les regarder, me demandait parfois une force… tout me fatiguait. Il m arrive d être lasse, je ne trouve pas ma place avec les autres, je suis encore perdue, comme j ai perdu la confiance en moi. Presque 30 ans de vie commune… je pensais être à l abri et vieillir avec lui… mais j ai dû me rendre à l évidence , il ne reviendra pas, la maladie du siècle (cancer) me l a arraché, tel un tsunami frappe à la porte et vous soulève pour vous atterer. J avais déjà connu la solitude a 19 ans lorsque j ai perdu mon père, mais là… c est le summum…. Moi aussi, je vous souhaite beaucoup de courage pour continuer. Et je m en souhaite aussi parce que je ne vois pas encore le bout. J ai malgré tout espoir d aller mieux et de moins me sentir si seule,

Jennifer

19 Déc, 2021 à 07h34
Mali votre commentaire me fait du bien. Je viens de perdre mon papa il y a 4 jours. Je suis à la recherche d'une solution en cherchant sur le net comment s'en sortir... Je me voile la face je suis désemparée à la recherche d'un exutoire. La description de votre maman est sensiblement ressemblante à celle de mon papa. Nous ne l avons pas souffrir pendant des mois ou des semaines. Il se battait depuis 6 ans avec force et courage contre sa maladie. Il est parti seul à la maison le temps d un rdv médical , nous laissant un choc immense à notre retour. Les vêtements ont déjà été enlevés... Je me rends compte que je ne sais pas vraiment pourquoi je raconte cela... Ce que je cherche c'est qu'elles sont les étapes ? Lui qui adorait Noël , on va devoir faire sa cérémonie dans les prochains jours. Le décalage est complet avec les connaissances qui rient et parlent a côté de lui en chambre funéraire. Ma grosse question c'est comment ma maman va s en sortir, sans l amour de sa vie , son pillier. Quelle place je vais avoir ? 37 ans mariée. Est ce que je laisse tout et on se reconstruit ensemble ... Merci pour vos lignes qui m ont fait du bien

RAMAEN

18 Nov, 2021 à 09h14
En janvier prochain, cela fera 7 ans que ma fille Alice aura quitter ce monde. Elle fêterait ses 23 ans. Le sentiment de solitude à cette période de mon cheminement est plus dû à un ressenti de décalage avec les autres. Qui , à mon sens, est dû au fait que depuis le décès de ma douce Lili, mon regard à changer et je ne vais plus qu'à l'essentiel. Cet essentiel est fait d'Amour pour mes 2 autres enfants adultes, mon mari, mes proches sincères et fidèles ; de grandes marches dans la nature, de mon activité artisanale. Tout ce qui représente le monde de la consommation et du superficiel ne fait plus partie de ma ( sur)vie! Ce qui me met en décalage et donc dans une forme de solitude. Au début, j'ai vraiment souffert de cette solitude imposée, maintenant je l'apprécie et la bichonne . Pour conclure, je pense que ce sentiment de solitude fera partie intégrante du reste de ma vie, surtout dans ce deuil particulier que celui de maman endeuillée. Bonne journée à vous tous.

Jean-Marc

09 Nov, 2021 à 06h44
Merci pour votre description et vos précieux conseils qui me permettent de mieux comprendre et me situer dans cette expérience de vie douloureuse Mon épouse est décédée il y a 2,5 mois à 56 ans d’un arrêt cardiaque brutal au retour de nos congés d’été Aucuns signes avant coureurs Séparation brutale en quelques secondes ,.. après 40 ans de vie commune. Le vide, la douleur, l’incompréhension, l’absence, la mélancolie pour la première fois de ma vie Je vie et traverse tout ce que vous expliquez Une leçon de vie difficile dont je ne doute pas qu’elle me rendra meilleur, plus humain, plus sensible, plus démonstratif Mais clairement c’est dur, très dur, au moment présent. La famille et les amis sont là et d’un grand soutien, fort heureusement. Ils m’ont apporté et continuent de m’apporter un soutien et un amour incroyable ces dernières semaines. J’ai tout de suite ressenti le besoin d’aider à mon tour les plus démunis, de soulager leur peine pour donner du sens à la vie et relativiser ce qui m’arrive. Je me suis donc rapidement engagé dans plusieurs associations pour donner de mon temps et favoriser ma reconstruction. Une boulimie d’actions pour éviter d’être seul et occuper mon esprit. Une fuite et un besoin vital. Réaction classique semble t’il dans le processus de deuil (phase 2) Je sais que le chemin sera long et difficile, mais j’ai la ferme volonté et le devoir de m’accrocher pour ma famille et moi même. La vie est aussi belle et merveilleuse qu’elle peut être dure. Elle mérite d’être vécue pleinement. « C’est une chance, saisissons là » comme le dit très justement mère Thérèsa dans l’un de ses textes merveilleux Bon courage à tous et à toute.

Véronique

06 Nov, 2021 à 10h21
Cela va faire 2 ans que mon mari est décédé (sous mes yeux) à l'âge de 62 ans. Nous avions plein de projets. Tout s'effondre... La solitude est là et les dates anniversaires, comme il est bien écrit dans le texte sont sources d'angoisse. Le moindre grain de sable me déprime totalement. Je me retrouve dans tout ce qui est écrit. La solitude est dure, ma fille et mes 2 petits-enfants sont loin. Je devais aller les voir cette semaine mais je suis devenue cas contact du Covid juste avant de partir. Dure déception...Je n'arrive toujours pas à aller au cinéma toute seule (nous y allions pratiquement toutes les semaines l'hiver). Penser "Je" au lieu de "Nous" m'est encore difficile. J'ai encore parfois du mal à me concentrer en lisant un livre...Je souhaite beaucoup de courage à toutes les personnes qui subissent ce que l'on subit. En effet, si nous sommes sur ce site, c'est que nous sommes en plein dans la tourmente et même si ça ne fait pas avancer le problème, en "parler" avec des personnes qui subissent le même drame fait du bien car nos sommes compris. Hélas....

Alain

24 Août, 2021 à 15h28
Ma femme en phase terminale de cancer s'est donnée la mort avec mon assistance, au delà du soulagement de ne plus la voir souffrir, il s'est créer un vide sidéral, les gens que nous connaissions me fuient comme si le suicide était contagieux ! Sa famille me reproche de l'avoir laissée faire donc plus personne ne prend de mes nouvelles, je ne regrette rien et espère que selon ses vœux il n'y est rien après la mort

Sophie

19 Août, 2021 à 13h42
DEUIL. Ces quelques lettres font peur et sont lourdes à porter et difficiles à “partager”. En fonction du vécu de chacun, de notre force et motivations pour survivre suite au décès accidentel de mon époux. Un tsunami qui vous traîne sur plusieurs années où vous devez absolument rester la tête hors de l’eau afin de ne pas sombrer, confrontée à une enquête de police, des démarches administratives interminables, des assurances...... cela a pris 3 ans.....pendant ces trois années en plus du deuil, il faut “gérer”. Sur tous les fronts..... J y suis arrivée. Avec des hauts et des bas. Et à ce jour ces hauts et ces bas sont toujours présents, je n’y échappe pas, et maintenant je laisse le temps m’aider à alléger mon deuil. Et je tiens à partager avec vous, ce qui me semble essentiel. “Ce qui compte, ce ne sont pas les années qu’il y a eu dans la vie, c’est la vie qu’il y a eu dans les années.” Abraham Lincoln

Patricia Louis

25 Juin, 2021 à 01h30
L'amour de ma vie est parti il y a 1mois après un combat douloureux contre un cancer de l'oesophage, il avait 37ans. Je ne sais plus qui je suis à présent. J'essaie de ne pas me laisser envahir par cette douleur qui me fait peur et chaque matin est une épreuve. Il s 'appelle Ismaël et il me manque atrocement.

CARINE VOLLE

18 Mai, 2021 à 13h24
Merci pour votre commentaire que je viens de découvrir. On traverse le deuil en effet seule. A nous de trouver nos bouées de sauvetage. Pour ma part, ce sont des randonnées quand j'en ai l'occasion. Regarder un film seule, je n'arrive pas encore à me détendre devant et j'attends d'être accompagnée pour en regarder, s'autoriser la détente...

Céline

02 Mai, 2021 à 20h07
Bonjour et bravo d’avoir trouvé des mots si justes. Je me retrouve dans tout ce que vous dites. Mon papa s’en est allé il y a 2 mois et demi. J’espère que votre chemin a été apaisant depuis que vous avez écrit ce message. Merci pour votre apport. Bien à vous. Céline

Isabelle

03 Avr, 2021 à 16h08
Aujourd'hui, les gens se retrouvent pour le WE de Pâques. J'ai perdu mon mari il y 5 mois. La lecture de cet article m'aide à voir la solitude de manière plus positive. Pourtant, c'est tellement dur! Mes enfants sont loin, et je ne les vois pas beaucoup. Je n'aurais jamais cru avoir à vivre cela. J'espère que le fait de l'affronter m'aidera pour la suite, comme il est écrit!

dublaj

02 Fév, 2021 à 08h21
Thanks for your personal marvelous posting! I genuinely enjoyed reading it, you can be a great author. I will always bookmark your blog and will eventually come back in the future. I want to encourage one to continue your great work, have a nice morning! Konstance Mohandis Ellord

Helene Drouart

11 Juil, 2020 à 23h18
votre texte est très touchant,je me suis retrouvé dans celui-ci. Je viens de perdre mon mari. courage a vous

dominique

31 Mar, 2020 à 18h57
la solitude est d'autant plus terrible est que je n'étais pas mariée avec mon ami, et même s'il ne vivait plus en couple, je n'étais pas acceptée par ses enfants. nous nous appelions 5 fois par jour quand nous n'étions pas ensemble. mais il est mort loin de moi, sans que je lui tienne la main, auprès de sa fille qui n'attend que l'héritage, et je ne peux même pas être là pour l'enterrement. après 13 ans d'amour exceptionnel.

Raphaëlle

06 Mar, 2020 à 22h28
Merci Mali pour votre témoignage très touchant et cette description si juste de ce par quoi on passe durant le deuil. J'ai perdu ma fille il y a tout juste 11 mois, c'est une lutte épuisante pour ne pas sombrer et continuer la route. Les livres sont un refuge précieux et vital pour moi aussi. La description de votre mère est très belle et donne envie de la connaître, vous la faite vivre à travers vos mots et vos souvenirs. Et j'aime beaucoup votre dernière phrase, "Créer un radeau, c'est mieux que de couler". Mon radeau est parfois bancal, malmené, mais je le peaufine du mieux que je peux, jour après jour. Je vous souhaite beaucoup de courage et une belle route pour la suite.

Claire SALVY

05 Mar, 2020 à 18h13
Les jumeaux et multiples se côtoient durant toute la grossesse, avant de grandir et de vivre seuls ou accompagnés, puis de mourir seuls comme tout le monde. Le deuil du conjoint leur fait vivre la solitude que vous évoquez très bien, tout en ravivant la blessure initiale de la naissance qui les a séparé(s) de leur(s) comparse(s) in utero. Peu de thérapeutes savent en tenir compte dans leur prise en charge...

Mali

23 Jan, 2020 à 22h50
Oui un parcours du solitaire... J’ai perdu ma maman d’une récidive de cancer inattendue et brutale mi décembre 2019. Durant ses deux mois d’hospitalisation nous l’avons, avec mon frère et ma sœur, accompagné sans relâche jusqu’à son dernier souffle. C’est d’une violence et d’une cruauté la vie parfois. Le personnel médical a été extraordinaire avec elle. Elle avait 63 ans. Elle repose, selon sa volonté, dans un jardin écologique. Elle avait un amour immense pour ses enfants, un lien fort avec la nature, son potager, ses chevaux, ses poules... Elle aimait se lever avec le soleil et se coucher avec lui. Faire ses conserves avec les légumes du jardin, des confitures, plein de bons repas. Partager !!! C’était un pilier et un refuge. Une femme discrète, drôle, authentique, inspirante et profondément humaine (cadre de santé auprès des enfants handicapés). Six longues et interminables semaines seulement sont passées depuis son départ. Il me semble parfois qu’elle nous a quitté depuis très longtemps tant son absence laisse une douloureuse empreinte. Je pense parfois que je ne réalise pas encore. J’ai 44 ans, je me sens non seulement bouleversée mais aussi très seule. Outre la tristesse et autres émotions, Oui le deuil c’est beaucoup de solitude. Heureusement que j’ai mon compagnon qui a été très présent, ma sœur (avec laquelle nous nous envoyons des messages et appels quotidiens) et quelques amis précieux. D’ordinaire très sportive et sociable, je n’aime pas grand chose en ce moment. Du mal à appeler et voir mes amis - hormis deux amies qui ont déjà vécu la perte d’un proche. Du mal à surfer (ma passion). Seule la marche le long de la plage m’apaise. Mais très souvent je reste chez moi à cuisiner, regarder des films... surtout je lis beaucoup de livres (la lecture est ma seconde passion). En réalité pour moi les livres sont les plus réparateurs. Une bulle de bonheur. D’évasion. Je lis dès le réveil dans mon lit, parfois des heures, avec une tasse de café à mes côtés. Le soir lorsque la lumière décline les angoisses se ravivent. Prendre un livre pour m’endormir est enveloppant et d’un grand réconfort. J’adore les polars en ce moment qui créent de l’adrénaline. Je ne prends pas de médicaments juste deux euphytoses, je fais un peu d’hypnose (relaxante!) et vais tester l’Emdr la semaine prochaine. Avec ma sœur (42 ans) nous partageons quotidiennement nos coups de cœur littéraires (on se prête nos livres) et ce sont les discussions que je préfère. Une sorte de vie parallèle où la mort des héros, elle, est tolérable. Ma sœur est elle-même maman. Elle a repris le travail, moi non. Étant free lance et travaillant chez moi je n’ai pas encore retrouvé la motivation... pour le moment j’accepte cette parenthèse oisive et solitaire, elle m’est indispensable. Vivre au jour le jour je ne sais plus faire que cela. J’ai (du) mal à réaliser. Je sais que le processus de deuil ne fait que démarrer. Certains jours je suis effondrée. J’arrive quelques fois à rire mais très vite je m’arrête. Durant le deuil, c’est douloureux d’être malheureux tout autant que d’être heureux. Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui traversent cette épreuve et de trouver des outils. Des outils mêmes minimes. Créer un radeau c’est mieux que de couler.



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