Faire le point avec soi-même – Mieux traverser le deuil

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Faire le point avec soi-même

4 janvier 2020 Image Faire le point avec soi-même

Plusieurs années après le décès de l’être cher, vous vous demandez où vous en êtes dans votre deuil. Vous ressentez le besoin de faire le point, c’est tout-à-fait naturel, cela participe de la « Quatrième tâche du travail de deuil : développer une identité et un rapport au monde nouveaux et réinvestir sa vie » (voir Les quatre tâches du « travail » de deuil). 

Comment savoir où vous en êtes ? Nous vous proposons de parcourir cette liste de repères en évaluant chaque étape par une estimation « J’y suis », « Pas encore » ou « Pas du tout ». Ces repères que donne Christophe Fauré (1) sont inspirés de l’ouvrage de Therese A. Rando, How To Go On Living When Someone You Love Dies (2), auteur américaine spécialiste du deuil. Cette liste n’est bien sûre pas exhaustive.

Huit repères pour mesurer votre parcours

  • J’ai intégré la perte de la personne aimée dans le courant de ma vie. Je suis à nouveau capable d’interagir avec autrui de façon appropriée, de travailler et de fonctionner à un niveau proche de celui d’autrefois.
  • J’accepte le soutien et l’aide d’autrui quand cela m’est nécessaire
  • J’accepte que le monde continue à exister, sans ressentiment du fait qu’il ne s’arrête pas de tourner parce que la personne que j’aime est décédée. J’accepte que les autres soient heureux dans leur vie, même si cela me renvoie parfois au vide qui existe encore dans la mienne.
  • Je n’ai plus d’attentes irréalistes vis-à-vis d’autrui et je comprends qu’ils ne peuvent pas être exactement comme je voudrais qu’ils soient. J’ai fait la paix avec ma colère ou ma rancœur, sans cynisme ni amertume, mais avec lucidité et compréhension sur ce que chacun est capable d’être et de donner. Je comprends que juger est inutile et source de souffrance : ma souffrance est à moi et il m’appartient de m’en occuper ; il est vain d’attendre qu’autrui le fasse à ma place, c’est impossible.
  • Je peux maintenant faire plus facilement face à l’insensibilité des autres vis-à-vis de ma perte, sans être trop submergé(e) par l’émotion, le désespoir ou la révolte et sans revendiquer si fortement – voire exiger – la prise en compte de ma souffrance.
  • Je retrouve progressivement de l’intérêt pour autrui et pour le monde qui m’entoure. J’accepte de reconstruire, d’élaborer d’autres projets, d’investir d’autres horizons, d’aimer à nouveau…
  • Je sais que je n’ai pas oublié. Je sais maintenant que je n’oublierai jamais. C’est comme une cicatrice : parfois, elle ne fait pas mal, et on vit comme si elle n’existait pas ; et parfois, quand les circonstances se présentent, elle se rappelle à moi et me fait mal. Les anniversaires continueront à faire mal (voir Les dates anniversaires et les vacances), mais ils ne me détruiront plus. Les vacances continueront à être un peu douloureuses mais j’y trouverai aussi du bonheur et de la détente. J’ai appris à vivre avec l’absence, sans jamais la nier, sans jamais l’ignorer, mais elle ne vient plus obturer mon regard sur le monde. Elle en fait partie.
  • Je sais aujourd’hui comment aider quelqu’un en deuil.

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